La testostérone : comment ? pourquoi ?
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La testostérone : comment ? pourquoi ?
Je vous livre quelques explications sur le pourquoi et le comment de la testostérone...grandeur et décadence !!! mais malheureusement, je le savais déjà, au lendemain de l'étape de Morzine, seule ma naïveté a voulu reprendre le dessus, pensant qu'effectivement l'exploit de "Fiole" Landis etait pur.. malgré tout je pense que le processus est en marche puisque les "grosses cylindrées" tombent dans les éprouvettes des laboratoires anti-dopage, continuons et surtout dénonçons en cessant l'hypocrisie et la langue de bois.[
Pourquoi la testostérone ?
Reprenons : le dopage le plus efficace se fait en dehors des périodes de compétition. Exemple : l'autotransfusion. On se retire 1,5 litre de sang (pour 5 litres !), dont on se réinjectera les globules rouges par la suite. Quand on vous pompe une telle quantité, vous êtes en anémie. Quatre ou cinq semaines sans compétition sont nécessaires pour récupérer, pendant lesquelles les coureurs prennent de l'EPO et des anabolisants pour recouvrir plus vite. Déjà, si on regarde attentivement le calendrier d'un cycliste comme Landis, on voit très nettement apparaître ces plages de repos.
Mais quel lien avec la testostérone ?
On y arrive. Pendant les compétitions, pour compenser les effets de ces périodes de «préparation», certains coureurs ont recours aux injections d'insuline et d'anabolisants, donc de testostérone. La testostérone peut aussi être utilisée en appui des corticoïdes. Si les corticoïdes ont un effet antidouleur et euphorisant, ils font fondre la masse musculaire. Or, la testostérone se fixe sur les récepteurs des corticoïdes et empêche la diminution du muscle. Le dopage consiste à prendre un produit, puis un autre pour contrer les effets indésirables du premier, puis un troisième pour contrer les effets indésirables du deuxième, etc. On empile les produits.
Comment prend-on de la testostérone ?
Le patch est indiqué. Il permet une diffusion progressive, régulière du produit. Les carabiniers en ont trouvé lors du dernier Tour d'Italie. Soit la prise est millimétrée, bien encadrée, et elle passe inaperçue. Soit les coureurs se font prendre comme des cadets, ce qui renvoie à la «fringale de cadet» (lire Libération du 25 juillet) que Landis a prétextée dans La Toussuire. Tous les observateurs avisés avaient plutôt décelé un «blocage» dû à un protocole dopant mal maîtrisé.
L'équipe de Landis, la Phonak, a déjà un lourd passif dans le vélo...
Ah oui ! En 2004, Tyler Hamilton et Santi Perez sont tombés pour avoir pratiqué l'homotransfusion : le coureur se promène avec un ami dont le sang est compatible et «boosté».
Quand on en a besoin, on prend du sang au second pour l'injecter au premier. Problème : la lutte antidopage a mis en évidence les cellules étrangères dans le sang du coureur. Donc, une partie du peloton est passée à l'autotransfusion : on remplace le porteur qu'on trimballe avec soi par des poches contenant son propre sang. C'est plus lourd à gérer. Ce mode de dopage a été mis en lumière par l'affaire Puerto, où deux autres coureurs de la Phonak ¬ le Colombien Santiago Botero et l'Espagnol José Enrique Gutiérrez ¬ ont été suspendus par leur équipe.
L'encadrement technique est forcément dans le coup ?
Ils savent tout. Ils vivent avec les coureurs, ils disposent de relevés sur les paramètres physiologiques. Les performances parlent d'elles-mêmes. Je ne vois qu'un équivalent à «l'exploit» de Landis lors de l'étape de Joux-Plane le 20 juillet : celui de Piotr Ugrumov au début des années 90, quand le critère de sélection pour le Tour était un taux d'hématocrite supérieur à 60 %, ce qui s'obtenait grâce à la prise d'EPO.
Le dopage dans le vélo, c'est insoluble ?
Mais non ! Certes, l'espoir de trouver les modifications de l'expression de certains gènes est mince. Reste le contrôle longitudinal très rapproché : c'est-à-dire prises de sang et d'urine, fiche anthropométrique pour mesurer les os (pour détecter la prise d'hormone de croissance), le tout géré par un organisme indépendant : on connaît les moyens.
Source : Antoine Vayer, ancien entraîneur de Festina et directeur d'une cellule de recherche sur la performance :
«Les performances parlent d'elles-mêmes»
Par Grégory SCHNEIDER
QUOTIDIEN : Vendredi 28 juillet 2006 - 06:00
Pourquoi la testostérone ?
Reprenons : le dopage le plus efficace se fait en dehors des périodes de compétition. Exemple : l'autotransfusion. On se retire 1,5 litre de sang (pour 5 litres !), dont on se réinjectera les globules rouges par la suite. Quand on vous pompe une telle quantité, vous êtes en anémie. Quatre ou cinq semaines sans compétition sont nécessaires pour récupérer, pendant lesquelles les coureurs prennent de l'EPO et des anabolisants pour recouvrir plus vite. Déjà, si on regarde attentivement le calendrier d'un cycliste comme Landis, on voit très nettement apparaître ces plages de repos.
Mais quel lien avec la testostérone ?
On y arrive. Pendant les compétitions, pour compenser les effets de ces périodes de «préparation», certains coureurs ont recours aux injections d'insuline et d'anabolisants, donc de testostérone. La testostérone peut aussi être utilisée en appui des corticoïdes. Si les corticoïdes ont un effet antidouleur et euphorisant, ils font fondre la masse musculaire. Or, la testostérone se fixe sur les récepteurs des corticoïdes et empêche la diminution du muscle. Le dopage consiste à prendre un produit, puis un autre pour contrer les effets indésirables du premier, puis un troisième pour contrer les effets indésirables du deuxième, etc. On empile les produits.
Comment prend-on de la testostérone ?
Le patch est indiqué. Il permet une diffusion progressive, régulière du produit. Les carabiniers en ont trouvé lors du dernier Tour d'Italie. Soit la prise est millimétrée, bien encadrée, et elle passe inaperçue. Soit les coureurs se font prendre comme des cadets, ce qui renvoie à la «fringale de cadet» (lire Libération du 25 juillet) que Landis a prétextée dans La Toussuire. Tous les observateurs avisés avaient plutôt décelé un «blocage» dû à un protocole dopant mal maîtrisé.
L'équipe de Landis, la Phonak, a déjà un lourd passif dans le vélo...
Ah oui ! En 2004, Tyler Hamilton et Santi Perez sont tombés pour avoir pratiqué l'homotransfusion : le coureur se promène avec un ami dont le sang est compatible et «boosté».
Quand on en a besoin, on prend du sang au second pour l'injecter au premier. Problème : la lutte antidopage a mis en évidence les cellules étrangères dans le sang du coureur. Donc, une partie du peloton est passée à l'autotransfusion : on remplace le porteur qu'on trimballe avec soi par des poches contenant son propre sang. C'est plus lourd à gérer. Ce mode de dopage a été mis en lumière par l'affaire Puerto, où deux autres coureurs de la Phonak ¬ le Colombien Santiago Botero et l'Espagnol José Enrique Gutiérrez ¬ ont été suspendus par leur équipe.
L'encadrement technique est forcément dans le coup ?
Ils savent tout. Ils vivent avec les coureurs, ils disposent de relevés sur les paramètres physiologiques. Les performances parlent d'elles-mêmes. Je ne vois qu'un équivalent à «l'exploit» de Landis lors de l'étape de Joux-Plane le 20 juillet : celui de Piotr Ugrumov au début des années 90, quand le critère de sélection pour le Tour était un taux d'hématocrite supérieur à 60 %, ce qui s'obtenait grâce à la prise d'EPO.
Le dopage dans le vélo, c'est insoluble ?
Mais non ! Certes, l'espoir de trouver les modifications de l'expression de certains gènes est mince. Reste le contrôle longitudinal très rapproché : c'est-à-dire prises de sang et d'urine, fiche anthropométrique pour mesurer les os (pour détecter la prise d'hormone de croissance), le tout géré par un organisme indépendant : on connaît les moyens.
Source : Antoine Vayer, ancien entraîneur de Festina et directeur d'une cellule de recherche sur la performance :
«Les performances parlent d'elles-mêmes»
Par Grégory SCHNEIDER
QUOTIDIEN : Vendredi 28 juillet 2006 - 06:00
Néné &...no doping & no drafting !...
"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillant avant d'avoir l'air con..."
"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillant avant d'avoir l'air con..."

Néné- Admin


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Re: La testostérone : comment ? pourquoi ?
mon cher néné
je crois que le dopage n'est pas près d'être éradiqué
tant qu'il y aura derrière" l'argent " ,qui pourri tout et qui fait courrir tout le monde .Le jour ou les sportifs n'auront plus cette carotte pour les faire avancer je pense que nous serons sur la bonne voie(on peut rèver!...hé oui ) et que les combats se feront à armes égales.
amitiées
poisson ballon
je crois que le dopage n'est pas près d'être éradiqué
tant qu'il y aura derrière" l'argent " ,qui pourri tout et qui fait courrir tout le monde .Le jour ou les sportifs n'auront plus cette carotte pour les faire avancer je pense que nous serons sur la bonne voie(on peut rèver!...hé oui ) et que les combats se feront à armes égales.
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poisson ballon

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Re: La testostérone : comment ? pourquoi ?
Malheureusement, il n'y a pas que l'argent qui est en cause, le véritable fléau du dopage, dont on ne parle guère, réside chez les plus jeunes.
Cadets et juniors en croquent déjà, prenant exemple sur leurs aînés pour être plus forts que le petit copain, et à l'arrivée y'a que la filoche garnie à gagner c'est tout...
Lorsque je courrais, les jeunes se shootaient au guronsan, amphétamines etc etc, toute une panoplie absolument pas contrôlée, n'importe quoi, n'importe quand et y'a pas de raison que cela change.
Le danger est chez les jeunes, c'est à ce niveau qu'il faut travailler pour préparer l'avenir, la génération actuelle étant sacrifiée. Les "pros" eux, ont un staff médical, un "suivi", pas les gamins...
C'est là que nous adultes, en famille ou dans les clubs nous avons un rôle important à jouer en leur inculquant le bon mental et dénonçant les mauvaises pratiques, quitte à faire tomber de leur piédestal leurs idoles...
Cadets et juniors en croquent déjà, prenant exemple sur leurs aînés pour être plus forts que le petit copain, et à l'arrivée y'a que la filoche garnie à gagner c'est tout...
Lorsque je courrais, les jeunes se shootaient au guronsan, amphétamines etc etc, toute une panoplie absolument pas contrôlée, n'importe quoi, n'importe quand et y'a pas de raison que cela change.
Le danger est chez les jeunes, c'est à ce niveau qu'il faut travailler pour préparer l'avenir, la génération actuelle étant sacrifiée. Les "pros" eux, ont un staff médical, un "suivi", pas les gamins...
C'est là que nous adultes, en famille ou dans les clubs nous avons un rôle important à jouer en leur inculquant le bon mental et dénonçant les mauvaises pratiques, quitte à faire tomber de leur piédestal leurs idoles...
Néné &...no doping & no drafting !...
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Dernière édition par le Jeu 3 Aoû 2006 - 8:38, édité 1 fois

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Re: La testostérone : comment ? pourquoi ?
p'tin chu demasqué....le gateau sport ça compte ???
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Mic

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