Dossier DOPAGE : Les Aveux
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Dossier DOPAGE : Les Aveux
LES AVEUX
Au cours de leur carrière
Rudi Altig (1969)
"Je suis assez malin pour employer des produits qui ne laissent pas de trace dans les urines."
Miroir Sprint, 16 juillet 1969 (cité par Jean-Pierre De Mondenard dans Dopage - L'imposture des performances)
Jérôme Chiotti (2000)
"Après une cure d'EPO, j'avais l'impression d'avoir des réacteurs greffés sur les mollets. La fatigue n'était pas éliminée, mais je roulais 5 kilomètres/heure plus vite qu'avant".
L'Express - 29/6/2000
Bernard Thévenet (1979)
"J'ai été dopé à la cortisone pendant trois ans. Je ne suis pas en état de remonter sur un vélo."
http://cyclisme.forez.com/dopage/confes.htm
Après la fin de leur carrière
Fausto Coppi (195x)
TV italienne : "Tous les coureurs prennent la Bomba [Amphétamines] ?
Coppi : Oui et tous ceux qui prétendent le contraire ne méritent pas que l'on parle de vélo avec eux !
TV : Vous, vous preniez de la Bomba ?
Coppi : Oui ! Chaque fois que c'était nécessaire.
TV : Et quand était-ce nécessaire
Coppi : Pratiquement tout le temps !"
Nouvel Obs 19/11/1998
Didier Garcia (1989)
"Je me suis dopé, comme les autres. A la cortisone, aux amphétamines ou encore avec des pilules dérivées de la nitroglycérine, les billes de sprint qu'on avale à proximité de l'arrivée. On n'échappe pas au dopage, chez les pros."
http://cyclisme.forez.com/dopage/confes.htm
Johan Van Der Velde (1989)
"Chaque jour, un nouveau critérium. C'est détestable mais il faut gagner de l'argent. Alors pour tenir le coup, on prend des amphétamines tous les deux ou trois jours. Durant le Tour, c'est tous les jours la même chose : une injection le matin et des pilules le soir."
http://cyclisme.forez.com/dopage/confes.htm
Erwann Menthéour (1998
"Avant l'EPO, je faisais du vélo. Avec l'EPO, j'ai eu l'impression de rouler à Mobylette."
L'Express - 29/6/2000
Eddy Plankaert (1998)
"C'est un produit fantastique mais mortel. Celui qui utilise de l'EPO peut considérer que ses performances seront de 12 à 15% supérieures. J'en ai utilisé pendant une période."
L'équipe - 24/01/1998
Désiré Letort (1998)
"Je m'y suis mis comme tout le monde"
L'Express - 23/07/1998
André Cordelette (2001)
"Je suis resté branché pendant 8 mois à une machine de 200 kg sans pouvoir mettre le nez dehors en attente d'une greffe du coeur."
Le Parisien - 23/02/2001
Thierry Laurent (2003)
"En 1996, au sein de mon équipe, on m'a proposé des amphétamines. Après un contrôle positif, j'ai fait un coup de déprime et suis tombé dans le "pot belge". Ensuite, j'ai commencé à prendre du "pot" pour aller m'entraîner et c'est devenu une dépendance. En 1997, je suis allé chez Festina et j'ai commencé un traitement à base d'EPO et de corticoïdes. En 1999, j'ai arrêté de me doper car je n'avais plus les moyens de financer les produits. Du coup, je n'ai plus eu de résultats et j'ai décidé d'arrêter ma carrière"
Le Monde - 05/2003
Paul Kimmage (1990)
Au critérium de Château-Chinon en 1987 :
"Les sourires... un sac est sorti. A l'intérieur, de petites ampoules blanches d'amphétamines et une poignée de seringues. Un regard est jeté dans ma direction. Ma "chasteté" est bien connue dans l'équipe mais c'est proposé par simple politesse. Je (...) respire profondément. Si je passe la porte avec seulement le déjeuner de l'hôtel dans le corps, je craquerai mentalement. Résultat, je serai probablement lâché et ridiculisé après deux tours. Je ne peux plus supporter l'humiliation. La pression. J'ai besoin de l'argent [du contrat]. Je hôche la tête en signe d'acceptation.
Ma seringue est préparée. Comme c'est ma première fois, ils décident que 7cm3 suffiront. La dose normale est de 10 à 15, mais les vrais durs en prennent souvent le double ou le triple. Les amphétamines sont vraiment efficaces pendant deux à trois heures, après quoi leur effet diminue. Le critérium ne durera que deux heures, ce qui veut dire qu'on peut les prendre dans l'intimité de la chambre d'hôtel juste avant de se rendre au départ. Je retrousse la manche de mon maillot. Plus de marche arrière possible. L'aiguille pénètre sous la peau, dans mon épaule gauche. Je suis chargé. Une de mes ambitions avait toujours été de quitter le sport sans avoir jamais rien pris. J'éprouvais une certaine satisfaction à me rêver en pure chevalier blanc, combattant pour conserver ma virginité dans un monde diabolique. Mais c'était fini désormais. Au diable avec le passé.
En vingt mois de professionalisme j'étais resté propre mais, incroyablement, en l'espace de deux semaines, je me suis chargé à trois reprises. (...) Je décidai de ne plus jamais me remettre en position de prendre le départ d'un critérium sans m'être entraîné. Au début ce fut difficile mais je tins bon. (...) Pendant mes deux dernières années de professionalisme, je restai propre.
Rough ride - 1990
André Chappuis (1990)
"Pendant mes deux premières années avec (...) Sem, je n'ai jamais touché au truc (...). Ensuite j'ai signé un contrat avec Système U. (...) J'y ai rencontré beaucoup de chaudières et j'ai pris certaines de leurs habitudes. Une fois, deux fois, trois fois, plus je me chargeais, plus ça devenait dur d'arrêter. A chaque fois que j'en prenais, je le notais dans mon agenda et, chaque année, je trouvais que j'en prenais de plus en plus."
Rough ride - Yellow Jersey Press 1990 - Page 243
Après la fin de leur carrière (mais sans remord...)
Jean Dotto (1998)
"Jadis, nous prenions des amphétamines mais pas à longueur d'année. Ca ne permettait pas de gagner et ce n'était pas très dangereux."
Vélo Star, Décembre 1998 (cité par Jean-Pierre De Mondenard dans Dopage - L'imposture des performances)
Raphaël Géminiani (1962)
"Je n'aime pas le mot doping. Parlons de stimulants. (...) Il est normal de prendre des stimulants. Moi j'ai disputé douze Tours de france et un nombre élevé de courses en ligne. Je prenais des stimulants. sous surveillance médicale, bien entendu."
Le Miroir des sports, Juillet 1962 (cité par Jean-Pierre De Mondenard dans Dopage - L'imposture des performances)
Francesco Moser (1990)
"J'ai estimé à certains moments de ma carrière que je pouvais avoir recours à des produits qui, aujourd'hui seulement, sont reconnus comme des dopants. Je l'ai fait à titre expérimental et jamais pour une compétition."
http://membres.lycos.fr/cyclingworld/dopage/confes.htm
Peter Winnen (2000)
"Je n'ai pas hésité à prendre des stéroïdes anabolisants, une hormone de récupération, avec le risque d'être pris au cours des trois mois suivants. Cela avait été décidé en concertation avec le soigneur et le directeur de l'équipe Peter Post. Mais je trouve qu'en tant que cycliste professionnel je devais avoir le droit d'utiliser cela. Il ne s'agit pas de dopage, mais de médicaments. Il faut autoriser plus de produits. Car, pour l'instant, la liste des produits interdits est inapplicable. "
Libération - 08/01/2000
Richard Virenque (2000)
"J'ai pris des produits dopants, je n'avais pas le choix."
www.rtl.fr

la roussette du lagon


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