Départ ironman / tous ensemble ou pas tous ensemble ??
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Départ ironman / tous ensemble ou pas tous ensemble ??
Faut-il séparer l'élite des groupes d'âge, les femmes des hommes… le ying du yang ? Le débat a été soulevé après la décision de la WTC de séparer les pros des autres, pour deux courses distinctes.
Il fait peur à certains, il est attendu comme une délivrance par d'autres –souvent par ceux qui le redoutent-, il est surtout le démarrage d'une longue journée où tout peut être envisagé, le meilleur… ou bien le pire.
Dans tous les cas, le départ d'un Ironman est magique. Cet instant, nous nous en délectons à la vue d'images splendides des reportages concoctés par la WTC, qui il y a plus de 25 ans, introduisait cette nouvelle discipline suite à un pari fou.
A Honolulu, le vétéran de la marine américaine le capitaine de vaisseau John Collins, lance un soir de 1977 le défi de regrouper en une épreuve unique les trois compétitions les plus dures de l'Archipel : la Waikiki Rough Water Swim en natation, longue de 3,9 kilomètres, l'Around Oahu Bike Race en cyclisme, d'une distance totale de 179 kilomètres et le Marathon d'Honolulu : 42,195 kilomètres. Il espère ainsi prendre sa revanche sur les cadets de la marine, qui viennent de battre son équipe de vétérans dans une compétition de relais, Oahu Perimeter Relay Race. Le 18 février 1978, l'impossible se fait exploit, et Gordon Haller entre dans la légende, en devenant le premier homme de fer hawaïen : il boucle les 225 kilomètres de ce défi en 11 heures, 46 minutes et 58 secondes. 12 des 15 concurrents engagés terminent l'épreuve.
Près de 30 ans après, les règles ont beaucoup évolué et la liste du nombre de pratiquants s'est considérablement allongée. Des dizaines de milliers de participants dans le monde entier participent chaque année à des dizaines de compétitions, et contribuent à la popularité sans cesse croissante de notre sport.
Parmi les légendes de notre sport, le départ des Ironman est toujours vécu comme un événement exceptionnel, unique et rare.
C'est le moment où tous les athlètes sont égaux, où tous les regards sont en quelque sorte figés et anxieux, inquiets, voire tourmentés. C'est aussi l'endroit où l'on peut côtoyer les stars de la discipline, dans une sorte de recueillement admiratif, les laissant prendre place aux avant-postes, avant de les retrouver le soir sur le podium…
Ces dernières années pourtant les professionnels ont un peu cassé le mythe du départ en groupe, arguant sur le fait que les moins bons nageurs d'entre eux étaient systématiquement rattrapés par des hordes de groupes d'âges avides de n'en faire qu'une bouchée, les laissant aux mains de la meute.
Il est vrai que 2000 athlètes (voire plus) partant en même temps a quelque chose de surnaturel et d'incroyablement irréel. 4000 bras s'agitant en même temps peut aussi, reconnaissons-le, mettre mal à l'aise des pros qui sont là pour tenter de gagner une hypothétique prime, si l'on peut considérer qu'un pro se faisant rattraper par des G.A. a tant soit peu une chance d'en rapporter une…
La WTC, à Hawaii, a donc mis les demandes de ces derniers à exécution, afin d'assurer à ceux qui "font le métier" une course équitable, en séparant les départs de 15 minutes. Les pros d'abord, les groupes d'âge après.
Question de sécurité, c'est sûr, il n'y aura plus de problème. Mais pour ce qui est de l'essentiel de notre sport, du feeling qu'on peut avoir lorsqu'on prend tous le départ, ensemble…
Voir s'éloigner un petit groupe de 30 ou 40 pros et attendre son tour en regardant une horloge différente de celle des pros, n'est-ce pas là injuste et immérité ? Pourtant chacun est là pour faire "sa" course et ne pas courir en fonction d'un autre. Le fait que les pros s'en aillent avant ne devrait donc avoir que peu d'importance puisque la majorité des compétiteurs ne les verront pas de la journée…
Pourtant…
Les sondages l'indiquent : vous aimez cela, partir avec la masse, vous trouver dans la gigantesque machine à laver qu'est le départ de "la" compétition de l'année, voire de votre vie de sportif… quitte à laisser aux pros quelques dizaines de mètres d'avance dans l'eau, en attendant le coup de canon qui nous libérera… TOUS !
Source : Roland Beaubois xtriathlon[i]
Il fait peur à certains, il est attendu comme une délivrance par d'autres –souvent par ceux qui le redoutent-, il est surtout le démarrage d'une longue journée où tout peut être envisagé, le meilleur… ou bien le pire.
Dans tous les cas, le départ d'un Ironman est magique. Cet instant, nous nous en délectons à la vue d'images splendides des reportages concoctés par la WTC, qui il y a plus de 25 ans, introduisait cette nouvelle discipline suite à un pari fou.
A Honolulu, le vétéran de la marine américaine le capitaine de vaisseau John Collins, lance un soir de 1977 le défi de regrouper en une épreuve unique les trois compétitions les plus dures de l'Archipel : la Waikiki Rough Water Swim en natation, longue de 3,9 kilomètres, l'Around Oahu Bike Race en cyclisme, d'une distance totale de 179 kilomètres et le Marathon d'Honolulu : 42,195 kilomètres. Il espère ainsi prendre sa revanche sur les cadets de la marine, qui viennent de battre son équipe de vétérans dans une compétition de relais, Oahu Perimeter Relay Race. Le 18 février 1978, l'impossible se fait exploit, et Gordon Haller entre dans la légende, en devenant le premier homme de fer hawaïen : il boucle les 225 kilomètres de ce défi en 11 heures, 46 minutes et 58 secondes. 12 des 15 concurrents engagés terminent l'épreuve.
Près de 30 ans après, les règles ont beaucoup évolué et la liste du nombre de pratiquants s'est considérablement allongée. Des dizaines de milliers de participants dans le monde entier participent chaque année à des dizaines de compétitions, et contribuent à la popularité sans cesse croissante de notre sport.
Parmi les légendes de notre sport, le départ des Ironman est toujours vécu comme un événement exceptionnel, unique et rare.
C'est le moment où tous les athlètes sont égaux, où tous les regards sont en quelque sorte figés et anxieux, inquiets, voire tourmentés. C'est aussi l'endroit où l'on peut côtoyer les stars de la discipline, dans une sorte de recueillement admiratif, les laissant prendre place aux avant-postes, avant de les retrouver le soir sur le podium…
Ces dernières années pourtant les professionnels ont un peu cassé le mythe du départ en groupe, arguant sur le fait que les moins bons nageurs d'entre eux étaient systématiquement rattrapés par des hordes de groupes d'âges avides de n'en faire qu'une bouchée, les laissant aux mains de la meute.
Il est vrai que 2000 athlètes (voire plus) partant en même temps a quelque chose de surnaturel et d'incroyablement irréel. 4000 bras s'agitant en même temps peut aussi, reconnaissons-le, mettre mal à l'aise des pros qui sont là pour tenter de gagner une hypothétique prime, si l'on peut considérer qu'un pro se faisant rattraper par des G.A. a tant soit peu une chance d'en rapporter une…
La WTC, à Hawaii, a donc mis les demandes de ces derniers à exécution, afin d'assurer à ceux qui "font le métier" une course équitable, en séparant les départs de 15 minutes. Les pros d'abord, les groupes d'âge après.
Question de sécurité, c'est sûr, il n'y aura plus de problème. Mais pour ce qui est de l'essentiel de notre sport, du feeling qu'on peut avoir lorsqu'on prend tous le départ, ensemble…
Voir s'éloigner un petit groupe de 30 ou 40 pros et attendre son tour en regardant une horloge différente de celle des pros, n'est-ce pas là injuste et immérité ? Pourtant chacun est là pour faire "sa" course et ne pas courir en fonction d'un autre. Le fait que les pros s'en aillent avant ne devrait donc avoir que peu d'importance puisque la majorité des compétiteurs ne les verront pas de la journée…
Pourtant…
Les sondages l'indiquent : vous aimez cela, partir avec la masse, vous trouver dans la gigantesque machine à laver qu'est le départ de "la" compétition de l'année, voire de votre vie de sportif… quitte à laisser aux pros quelques dizaines de mètres d'avance dans l'eau, en attendant le coup de canon qui nous libérera… TOUS !
Source : Roland Beaubois xtriathlon[i]
Néné &...no doping & no drafting !...
"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillant avant d'avoir l'air con..."
"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillant avant d'avoir l'air con..."




