BOIRE POUR NE PAS SOMBRER
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BOIRE POUR NE PAS SOMBRER
La chaleur
Au cours de l’exercice, 75 à 80% de l’énergie est transformée en chaleur. Le corps humain ne peut en emmagasiner qu’une faible partie (environ 5%) sous peine de voir la température corporelle grimper trop haut (au-delà d’un seuil estimé à 39,3 l’hyperthermie menace)
Les mammifères sont condamnés à conserver une température à peu près constante, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il gèle (homéothermie).
Pour rester simple, disons que le système thermorégulateur de l’homme comprend des récepteurs thermosensibles répartis à différents endroits sur la peau et dans les parties profondes du corps, qui transforment les informations en impulsions nerveuses.
Celle-ci convergent vers un « centre thermique » situé à la base du cerveau dans l’hypothalamus. A ce niveau, en cas d’écarts importants entre ces températures périphériques et la mesure étalon du thermostat humain (+/- 37°), des ordres sont envoyés pour rétablir l’équilibre.
A l’issue d’un marathon, il n’est pas rare de relever chez les concurrents des températures qui atteignent voire dépassent les 40 degrés !
Cette poussée est due directement à la débauche d’énergie qu’implique l’effort. Or le rendement énergétique du moteur humain se situe aux environs de 20 à 25%, Le solde de l’énergie produite soit 75 à 80% se libère sous forme de chaleur.
En théorie une production de 50 calories provoque une élévation de 1 degré environ (une heure de course à pied produit 900 calories. Sans mécanisme de refroidissement, la température s’élèverait de 1 degré toutes les 2 à 3 minutes et atteindrait 55 degrés au bout d’une heure!)
Les mécanismes de refroidissement
Par air :
Au cours d’un effort intense, la quantité de sang sous la peau peut atteindre des niveaux 20 fois supérieurs à la normale (comme le volume total de sang ne change pas, on observe parallèlement une diminution de l’irrigation sanguine des organes internes ce qui complique par exemple les processus de digestion à l’effort).
Sous l’effet de cet apport sanguin la peau devient vite brûlante mais grâce au contact de l’air extérieur, elle perd assez facilement cette chaleur par un phénomène de transfert (convection).
Le milieu ambiant (chaud, froid), le vent, l’habillement influencent ces échanges.
En situation de fort ensoleillement, un maillot de couleur blanche réfléchira mieux les rayons solaires que les couleurs sombres (radiation).
Pour la même raison, courir torse nu n'est pas la meilleure solution. La peau quelque soit sa pigmentation se comporte comme un"corps noir", c'est à dire qu'elle absorbe toutes les radiations infrarouges sans les réfléchir.
Quand le processus de convection devient insuffisant, la chaleur arrivant à la peau par voie sanguine ne trouve plus le moyen d’être éliminée dans le milieu environnant, la seule possibilité d’élimination calorique réside alors dans la sudation.
Par eau :
La perte de chaleur par évaporation est due par l’élimination au niveau de la peau de la sueur produite par les glandes sudoripares.
Lors d’un effort réalisé dans une ambiance chaude – entre 25 et 30°C- les deux tiers de la sueur sont éliminés grâce à la sueur.
Pour que la sudation soit efficace, il vaut mieux que l’air soit sec. Dans une atmosphère humide saturée en vapeur d’eau, la sueur ruisselle sur le corps et ne procure aucun bienfait. Dans ce cas, il faudra suer beaucoup pour évaporer un peu d’eau (Avec un taux d’humidité é de 70%, il faudra produire 3,5 l de sueur pour en évaporer un seul)
En moyenne et en condition normale, l’athlète perd 1 litre par heure d’entraînement et de 1,6 à 2,4 litres par heure de compétition. (Lors de marathons particulièrement chauds, on a même décrit des pertes s’élevant à 4-5 litres)
Panne de sueur
Plus on perd de l’eau, plus la capacité physique diminue. Une perte de 2% par rapport au poids de corps (environ 1litre à 1,5 litre pour 70kg) réduit la capacité physique d’environ 20%.
L’état de déshydratation s’accompagne d’une réduction du volume sanguin. Le débit baisse. Le cœur s’emballe. La pression artérielle diminue, l’athlète se sent faible et fatigué. Le geste se détériore. La température grimpe parce que la quantité de sang en circulation sous la peau diminue.
L’organisme se trouve alors confronté à un dilemme :
Soit il abandonne la sudation (la peau devient sèche) pour conserver un volume sanguin minimal et alors sa température grimpe et c’est le coup de chaleur
Soit il continue à suer et donc à se déshydrater et la syncope survient lorsque, par manque de sang, il se produit une carence au niveau de l'irrigation cérébrale.
Des signes qui ne trompent pas
La déshydratation est inférieure à 5% du poids du corps : le sujet a soif ; son cœur s’emballe (tachycardie) ; sa tension artérielle chute lentement ; il éprouve des nausées, et une grande fatigue
La déshydratation se situe entre 5% et 10% du poids du corps : mêmes symptômes que précédemment auxquels s’ajoutent des maux de tête, des crampes musculaires, des troubles digestifs, des vomissements, de la diarrhée. Sa peau devient sèche ; les poils se dressent sur la poitrine et sur le haut des bras ; le sujet attrape la chair de poule.
La déshydratation dépasse 10% du poids du corps : la mort menace. La température monte très vite. Au-delà de 42,2° la mort est inévitable.
Boissons : mode d’emploi
D’abord éviter de la prise de boisson concentrées, car des phénomènes osmotiques risquent de provoquer un appel d’eau dans le tube digestif. Ce mouvement de liquide accroît la déshydratation des cellules digestives et provoque une diarrhée ou des vomissements.
Il faut donc opter pour des boissons dites isotoniques (entre 30 et 50 grammes/litre) dont la concentration en soluté est équivalente à celle du plasma sanguin.
On veiller à augmenter la concentration en sucre (max. 80g) lorsque l’épreuve se déroule en ambiance froide et que les risques de déshydratation sont complètement évincés et on l’abaissera (30g/l) dans des conditions difficiles de température.
Réf : HS Sport et Vie n° 2

la roussette du lagon


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Re: BOIRE POUR NE PAS SOMBRER
hé la rousette ! quand je pédale je bois :roll:
quand je cour ..je bois :roll:
quand je nage je bois ...bloup!!
quand je sort le soir
je bois :roll:
la nuit je bois (de l'eau)
Que doisje faire ?
surtout ne me dit pas de boire !!!
Amitiés
poisson ballon :flower:
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poisson ballon


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