ACIDE LACTIQUE, SEUIL ANAEROBIE
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ACIDE LACTIQUE, SEUIL ANAEROBIE
ACIDE LACTIQUE et SEUIL ANAEROBIE
Extraits de SPORT ET VIE mis en forme par la roussette
Extraits de SPORT ET VIE mis en forme par la roussette
A haut régime les muscles produisent de l’acide lactique qui apparaît dans la circulation sanguine sous forme d’un sel appelé lactates.
« J’étais lactique entend-on parfois de la bouche des athlètes après un effort très intense. L’expression traduit bien la sensation d’engorgement du muscle à l’effort.
La concentration des lactates permet généralement une bonne estimation de l’intensité et de la durée de l’effort. Mais elle ne dure pas longtemps ! Une ou deux heures plus tard, l’acide lactique aura complètement disparu des tissus. Parfois même, cela ne demande pas plus que quelques minutes !
D’après des études récentes, la perturbation de l’équilibre acido-basique du muscle participe peu ou pas du tout à la survenue du phénomène d’épuisement. En tous les cas, elle ne constitue pas un facteur crucial ainsi qu’on l’entend dire encore si souvent.
On dispose à ce propos d’un faisceau d’arguments expérimentaux qui tendent à montrer que l’acide lactique n’a pas grand-chose à voir avec ce dont on l’accuse, en l’occurrence épuiser le muscle.
En se fourvoyant sur le lactate, on commet malheureusement beaucoup d’autres erreurs, notamment celle de le considérer comme un frein à la performance.
On en arrive à penser que les meilleurs athlètes sont ceux qui en produisent le moins. Or, c’est totalement faux ! Dans plusieurs épreuves sportives, la production d’acide lactique reflète l’intensité du travail. Il vaut donc mieux être capable de grimper le plus haut possible.
Une autre erreur découle de la stigmatisation du lactate. Beaucoup d’athlètes pensent que pour éviter l’engorgement, ils doivent débuter la compétition le plus bas possible. Or les études montrent qu’il vaut mieux, au contraire entamer un effort intense avec un peu de lactate dans le sang.
Une troisième erreur : la théorie du « seuil anaérobie ». Cette théorie compte aujourd’hui de nombreux partisans. On y fait référence dans des revues de vulgarisation comme s’il s’agissait d’un fait scientifique. Or, on est loin du compte ! En réalité la production du lactate débute dès que le muscle entre en action et avant et avant même que l’apport d’oxygène ne pose problème.
Certes les concentrations augmentent avec l’intensité de l’effort, mais cette courbe ne présente pas la cassure franche et nette qu’implique la notion de seuil.
Si le « seuil anaérobie » existait, on aurait une courbe très différente avec une cassure nette à un certain niveau d’intensité au-dessus de laquelle l’accumulation d’acide lactique nous forcerait à nous arrêter et en dessous de laquelle on pourrait poursuivre son effort presque éternellement. Or, ce n’est jamais le cas !
Lors d’un contre-la-montre cycliste, par exemple on observe que presque tous les coureurs soutiennent des intensités d’effort plus grandes que celles qu’on associe généralement au « seuil anaérobie ».
On doit d’abord se persuader d’une chose : il n’existe pas une forme d’épuisement musculaire, mais plusieurs !
La fatigue du sprinter ne ressemble pas à celle du kayakiste, du marathonien, du lanceur de poids, du navigateur solitaire ou de l’alpiniste.
La sensation de fatigue varie en fonction de la durée de l’effort. Si la ligne d’arrivée est proche, on sera toujours capable d’aller plus vite. En revanche, on aura tendance à lever le pied lorsque cette perspective est lointaine. En somme, on adapte l’intensité de son effort et, cela ne correspond pas à l’affirmation d’un seuil intangible.
Conclusion :
La vitesse que l’athlète tient à n’importe quel niveau d’effort dépend fortement de sa consommation maximale d’oxygène (VO2 max).
Et plus le VO2max est élevé, plus la performance est grande. Mais cela ne suffit pas à démontrer l’existence d’un seuil et il nous parait illusoire de se baser là-dessus pour déterminer des plannings d’entraînement.
On doit donc rejeter cette idée en même temps que celle qui fait de l’acide lactique et du lactate les boucs émissaires tout désignés des malheurs de l’athlète.
Cette erreur continue malheureusement d’inhiber plusieurs générations d’athlètes qui s’entraînent dans une zone cible qu’ils ont appris à considérer comme leur seuil alors qu’ils pourraient explorer des intensités nettement supérieures.
Pour progresser dans le sport, il faut se débarrasser de ces pesantes croyances. « Il n’y a rien de moins pratique qu’une mauvaise théorie » (Leonid Brejnev,)
Guy Thibault (entraîneur-chef de l'équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste), François Peronnet (Directeur du Département d'Education Physique, Université de Montréal), Gilles Goetghebuer (rédacteur en chef du Magazine "Sport et Vie")
Re: ACIDE LACTIQUE, SEUIL ANAEROBIE
C'est bien pour ces raisons que sur les programmes vs verrez toujours que le seuil est mis avec des guillemets car si le terme est commun il est effectivement sujet à caution mais en allant par là, l'endurance ne veut également rien dire si on ne l'associe pas à une allure, de même de nos jours on ne dit plus acide lactique mais lactate, etc, etc.....
C'est pour ça qu'en tri on utilise des mots simples sous forme d'allure (pourcentage de VMA)qui font plutôt référence au seuil respiratoire, à la fréquence cardiaque et au substrat energétique...
On pourra faire un débat si un jour on a le temps...Rendez vous au mois de décembre s'il y a des demandes.
C'est pour ça qu'en tri on utilise des mots simples sous forme d'allure (pourcentage de VMA)qui font plutôt référence au seuil respiratoire, à la fréquence cardiaque et au substrat energétique...
On pourra faire un débat si un jour on a le temps...Rendez vous au mois de décembre s'il y a des demandes.
Re: ACIDE LACTIQUE, SEUIL ANAEROBIE
Entièrement d'accord avec Eric.
De toute façon "endurance" ne veut pas dire grand chose. On peut et on doit être endurant à toute les allures.
De la même façon, toutes les course du 100km au 100m sont des courses de vitesse. La seule différence, c'est qu'il faut adapter son allure à ces distances, l'objectif étant de courir le plus vite possible. Et peut être qu'un jour le 100km se courra en 10 secondes ... :-) :joker:
A propos, en industrie alimentaire, l'acide lactique est désignée sous le nom "E270". Par curiosité regardez la composition des aliments (produits fermentés)
De toute façon "endurance" ne veut pas dire grand chose. On peut et on doit être endurant à toute les allures.
De la même façon, toutes les course du 100km au 100m sont des courses de vitesse. La seule différence, c'est qu'il faut adapter son allure à ces distances, l'objectif étant de courir le plus vite possible. Et peut être qu'un jour le 100km se courra en 10 secondes ... :-) :joker:
A propos, en industrie alimentaire, l'acide lactique est désignée sous le nom "E270". Par curiosité regardez la composition des aliments (produits fermentés)
Re: ACIDE LACTIQUE, SEUIL ANAEROBIE
Moi j'ai fait de l'anaerobique quand j'etais jeune mais j'ai arreté parce que j'etais pas tres souple...
"De la même façon, toutes les course du 100km au 100m sont des courses de vitesse. La seule différence, c'est qu'il faut adapter son allure à ces distances, l'objectif étant de courir le plus vite possible. Et peut être qu'un jour le 100km se courra en 10 secondes ... :-) "
Heu la boule t'en pense quoi ???
ahahah!!!! vengeance !!!!!! tu crois qu'on pourras faire 100km en 10s à pied...en te basant sur ton experience de marathonien..... :cheers:
"De la même façon, toutes les course du 100km au 100m sont des courses de vitesse. La seule différence, c'est qu'il faut adapter son allure à ces distances, l'objectif étant de courir le plus vite possible. Et peut être qu'un jour le 100km se courra en 10 secondes ... :-) "
Heu la boule t'en pense quoi ???
Re: ACIDE LACTIQUE, SEUIL ANAEROBIE
MicMac a écrit:...Heu la boule t'en pense quoi ???...
lui parle pas de marathon à la boule sinon il lui vient des ampoules sous les chaussures...c'est le seul que je connaisse qui change de pompes à chaque marathon...
Néné &...no doping & no drafting !...
"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillant avant d'avoir l'air con..."
"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains paraissent brillant avant d'avoir l'air con..."




